Des solutions naturelles contre les pucerons avec plantes et recettes maison

La présence des pucerons est un cauchemar pour les jardiniers et amateurs de potagers. En effet, ces bestioles dévorent sans pitié toutes les plantes sans exception. Il arrive aussi qu’ils soient porteurs de maladies. Heureusement qu’il existe différents moyens de les éradiquer naturellement, sans endommager les plantes.

Les plantes répulsives

Pour limiter l’invasion des pucerons, certaines plantes se révèlent de précieuses alliées. Voici une sélection de végétaux à installer pour tenir ces envahisseurs à distance.

  • La lavande : Installer quelques pieds de lavande dans un potager ou aux abords des massifs permet de décourager bien plus que les pucerons. Cette plante odorante éloigne aussi moustiques, guêpes et fourmis. Elle s’intègre facilement à tous les coins du jardin, que ce soit en bordure ou dispersée entre les cultures.
  • La menthe : Les effluves puissants de la menthe font fuir bon nombre d’insectes, pucerons compris. Cultivée près de plantes sensibles, elle agit comme un bouclier naturel. Son parfum relève aussi les plats du quotidien, ce qui ne gâche rien.
  • La tanaisie : Avec ses petites fleurs jaunes, la tanaisie protège des vagues d’insectes. Pucerons, tiques, fourmis, mites… la liste de ses cibles est longue. On peut aussi placer la tanaisie en rebord de fenêtre pour limiter l’arrivée des moustiques, ou utiliser ses poudres et purins comme répulsif à pulvériser.
  • Les pétunias : Si l’objectif est de mêler efficacité et touche décorative, les pétunias s’imposent. Leur vaste palette de couleurs convient à tous les goûts, du plus vif au plus sobre. Outre leur intérêt esthétique, ces fleurs s’avèrent redoutables contre différents insectes qui menacent les cultures.
  • L’absinthe : Véritable sentinelle du potager, l’absinthe repousse non seulement les pucerons mais aussi fourmis, moustiques, limaces et bien d’autres indésirables. Robuste et adaptable, elle s’intègre sans difficulté à la plupart des cultures.
  • Les capucines : Leur rôle diffère : les capucines attirent irrésistiblement les pucerons. On les utilise comme plantes « leurre » : les pucerons délaissent les autres plantations pour se concentrer sur elles. En prime, elles sont comestibles et favorisent la venue de pollinisateurs, renforçant ainsi la biodiversité au jardin.

Recettes d’anti-pucerons naturels

Au-delà des plantes répulsives, il est possible de préparer chez soi des solutions à pulvériser pour éliminer ou prévenir les attaques de pucerons. Voici quelques recettes simples à mettre en œuvre.

  • Cendre de bois : Rien de plus direct que la cendre fraîche. Il suffit d’en saupoudrer sur les colonies de pucerons pour les éloigner. Ce geste peut être renouvelé plusieurs fois si nécessaire.
  • Vinaigre blanc : Présent dans toutes les cuisines ou presque, le vinaigre blanc permet de composer un spray efficace : cinq cuillères à soupe dans deux litres d’eau suffisent pour obtenir un mélange à pulvériser sur les zones infestées.
  • Purin d’ortie : Cette préparation demande un peu de patience, mais les résultats sont là. Il faut faire macérer un kilo d’orties dans dix litres d’eau pendant trois jours, puis filtrer le tout. Ce liquide s’applique ensuite sur les tiges ou les feuilles, y compris celles de rhubarbe.
  • Ail : Deux gousses d’ail pilées plongées dans un demi-litre d’eau bouillante, puis refroidies, composent une solution riche en soufre, redoutée des pucerons. Une fois le mélange prêt, il n’y a plus qu’à le pulvériser sur les plantes attaquées.
  • Décoction de lierre grimpant : Pour prévenir efficacement les infestations, on hache des feuilles de lierre, on les fait bouillir dans de l’eau, puis on laisse reposer le tout pendant 48 heures avant utilisation. Cette préparation s’applique deux fois par semaine.
  • Mélange glissant : Pour empêcher les pucerons de s’accrocher, une solution consiste à mélanger une cuillère à soupe de bicarbonate de soude à trois cuillères de produit glissant (huile d’olive, liquide vaisselle ou savon de Marseille). Ce spray rend la surface des plantes inhospitalière pour les insectes.

Bonus : les insectes anti-pucerons

Face aux vagues de pucerons, certains insectes sont de précieux alliés. Coccinelles, syrphes, perce-oreilles ou chrysopes : ils se régalent de ces envahisseurs et participent à l’équilibre du jardin. Attirer ces auxiliaires demande quelques gestes simples. On peut installer des plantes comme les orties, capucines ou fèves pour favoriser la venue des coccinelles, ou bien acheter des larves spécialisées. Pour perce-oreilles et chrysopes, la construction d’un abri dès le printemps augmente les chances de les voir élire domicile près des cultures.

Entre astuces naturelles et alliés du jardin, la lutte contre les pucerons n’a rien d’une fatalité. À chaque saison, le potager devient le théâtre d’une bataille silencieuse, où la ruse fait souvent la différence.

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